Accueil Forums Coin littéraire Littérature Histoire d’une image Une image vaut 1000 mots – 2

Ce sujet a 1 réponse, 0 participant et a été mis à jour par  Smile, il y a 7 ans et 5 mois.

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
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  • #430

    Bonjour,
    Que vous inspire cette image?

    [IMG]http://forums.comusaf.com/attachment.php?attachmentid=47&d=1307385982[/IMG]

    #4164

    Prince
    Participant

    Un sourire ne nous coûte rien mais peut avoir une grande valeur pour celui qui le reçoit… Nice pic soeurette.

    #4165

    J’ai encore joué à ce jeu de créer une histoire pour une image. Si vous voulez jouer, n’hésitez pas à le faire remarquer ici http://forums.comusaf.com/showthread.php/326-Proposition-d-atelier-d-%E9criture.

    En fait, je dois peut être présenté des excuses envers Smile, qui a posté cette deuxième image. Je n’imagine pas que mon histoire correspondra à ce qu’elle pensait de l’image (ni même pour certains d’autres).
    Je m’explique. J’ai écrit mon histoire et puis j’ai revu l’image. Je n’ai pas ressenti la même impression (ou idée) en regardant l’image à nouveau et j’ose croire que ma deuxième compréhension est plus proche de celle de Smile. Ainsi, mon histoire ne correspondra peut être pas à votre compréhension de l’image. (J’espère être clair).
    Malgré tout, ayez une bonne lecture, car ce n’est pas vraiment important si je dévie un peu.

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    La cellule était exiguë. Dans un sens, je ne pouvais pas m’attendre à une chambre luxueuse dans une prison, mais cette cage était vraiment trop petite. En écartant les bras, je pouvais toucher les deux murs autour de moi. Si j’avançais d’un pas, je rencontrais la grille, si je reculais d’un, c’est la fraicheur du mur qui caressait ma peau. Par contre, même si je levais les bras vers le plafond, je ne pouvais pas le toucher.
    Dans le mur du fond, à une hauteur inatteignable, une petite fenêtre m’apportait la faible lumière du jour. Je ne pouvais voir du monde extérieur que le ciel. Ma seule distraction, était la course du rayon de cellule sur le sol de la prison. Quelques fois, je pouvais entendre le bruit du monde extérieur, de ce monde libre, insouciant pour mon sort. Mais cela était trop rare. J’étais enfermé. Seuls les pigeons venaient me visiter en se posant sur le bord de la fenêtre. Leur roucoulement me berçait mais à cause de la position trop inconfortable, il ne m’étais pas possible de dormir.
    J’étais obligé de rester debout, ou juste assis. Il n’y avait aucun confort et puis, il n’y avait aucun intérêt à donner du confort à quelqu’un qui allait mourir. Demain, je serai mort. Je savais même qu’il n’allait même pas me nourrir. J’étais juste obligé d’attendre, ici, seul, ma dernière heure, ma dernière minute, ma dernière seconde.
    Dans cet endroit, le temps était toujours long. Cette pièce semblait être en dehors de toute mesure. Les montres s’arrêtent, le soleil ne se couche jamais. Rien ne permet de savoir quelle heure il est. Il n’y a pas d’animation, pas de distraction, pas de bruit. Le silence, mortel. Les secondes ne sont plus, le temps ne s’écoule plus. Qu’il soit aujourd’hui, hier ou demain, la différence est bien maigre. Je vais mourir dans un futur proche et l’attente est insupportable.
    Je repensais à mon passé, à ce que j’avais dans ma vie et aussi les raisons de ma présence ici. Je pensais au futur que je n’aurai jamais, toutes les choses que je n’ai jamais fait, tous mes projets qui s’écroulent. Il faut que j’oublie au plus vite, mon futur n’existe plus, je n’ai pas d’espoir. J’aurai voulu avoir une femme, une famille, même des enfants et pourquoi pas des petits enfants et puis aujourd’hui, ils m’ont tout détruit. Seul mon passé m’accompagne, triste, morne et incomplet. J’aimerai revivre, j’aimerai profiter de chaque instants.
    J’ai été amené ici par les forces de l’Ordre. Lorsqu’ils m’ont trouvé, j’étais dans la rue et je me dirigeai vers la banque. Tout était tranquille, normal. Je vivais. D’un coup, ils m’ont attrapé par les épaules et emportés dans leur véhicule. D’un coup, ma vie se stoppa, tel une rencontre avec la Mort en personne. La seule différence qui existe est que lorsque l’on croise le regard avec la Mort, nous n’avons pas cette éternité pour penser. Je suis maintenant là à regarder mon passé et l’absence de futur. Il n’y a pas eu de jugement.
    La Justice agit et décide sans même passé par un jugement. La Justice est froide, mécanique. Elle a prit ma vie comme celles de plusieurs milliers d’autres personnes. Elle ne connait pas le prix d’une vie. Elle suit juste sa table de lois, sans déviation, sans seconde chance. Ils m’ont tout juste dit pourquoi je suis arrivé ici. Ils m’ont dit que mon tort avait été d’avoir manger une pomme périmée d’une journée. Je n’en suis pas tombé malade, mais je suis mort par l’application de la Loi.
    Plus je passais de temps ici, dans cette pièce minuscule à réfléchir à toute ma pauvre vie, plus je devenais fou. Je ne savais plus depuis combien de temps j’étais ici, je ne savais plus trop qui j’étais. J’avais tout perdu, tout le peu que j’avais réussi à avoir.
    Un garde passa dans le couloir, accompagné de deux autres personnes. Je ne les connaissaient pas mais elles semblèrent intéressés par mon état. Une des deux personnes derrière le garde m’annonça que j’avais le droit à une dernière volonté.
    Je ne m’étais pas attendu à une telle opportunité. Je ne savais même pas quoi répondre. Je me doutais bien que si je demandais la liberté, elle ne me serai pas accordée. Alors je demandai une pomme.
    On m’apporta la pomme au bout d’un temps que je ne pouvais calculer. Je la mangeai. C’était la dernière pomme de ma vie. Chaque morceau, juteux, savoureux me faisait oublier ce malheur. Je prenais du temps pour manger cette pomme. Je croquais dedans à cœur joie. Le gout de la pomme emplissait mon palais. Je n’avais pas mangé une aussi bonne pomme. C’est dans les moments les plus désespéré que l’on remarque la beauté du monde. Mais le temps ne s’arrête pas pour si peu.
    Le garde ouvrit ma cellule et entra. La personne qui jusque là, n’avait pas dit mot, posa un masque sur ma tête. Ce masque, je le connaissais, car j’avais déjà assisté à ces horribles exécutions publiques. Ce masque était un sourire, un sourire impersonnel. Ainsi le public, toujours présent lors des exécutions ne voyait pas toute la douleur du coupable. Ainsi, il ne voyait pas vraiment la mort. L’homme qui est coupable sourit de la bonne marche de la Justice.
    On m’emmena avec mon sourire factice sur la place. Je ne pouvais rien voir car le masque ne le permettait pas. Personne dans le public n’aurait pu me reconnaitre. Personne ne rencontrera mon regard vide de vie.

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